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Wi-Fi d’entreprise dans un entrepôt ou un atelier : pourquoi il décroche, et ce qui marche

En bref

Rayonnages chargés, métal, murs épais, hauteur et distance affaiblissent le Wi-Fi parti de la box du bureau. Entre les rayonnages, un répéteur ou une seule grosse borne suffisent rarement. Ce qui marche : mesurer sur place, poser des bornes reliées par câble au-dessus des zones de travail, et séparer les réseaux.

Borne Wi-Fi blanche fixée sur un chemin de câbles, sous un plafond industriel

Au bureau, le Wi-Fi passe. Dans le dépôt, le scanner perd la connexion entre deux rayonnages, le téléphone coupe au fond de l’atelier et la caméra du quai n’envoie plus ses images. Dans une PME sans informaticien, c’est souvent le patron qui redémarre la box en espérant que ça tienne jusqu’au soir. Un entrepôt ou un atelier se couvre pourtant bien, à condition de comprendre ce qui arrête le signal.

Pourquoi le Wi-Fi décroche-t-il dans un entrepôt ou un atelier ?

Plusieurs causes s’additionnent, et presque toutes viennent du bâtiment.

La box est restée au bureau. Elle est posée là où arrive la ligne. Le Wi-Fi part de là, et doit traverser des murs, une porte, parfois une cour, avant d’atteindre le dépôt.

Les rayonnages et la marchandise. Pour le constructeur HPE Aruba, les rayonnages sont le plus gros défi radio d’un entrepôt : le métal et le stock serré affaiblissent le signal, d’autant plus que les étagères sont chargées (guide de conception pour les entrepôts). Les liquides le freinent beaucoup plus que les produits secs. Un Wi-Fi qui passe quand les rayonnages sont à moitié vides peut donc décrocher quand ils sont pleins.

Le métal de la structure. Bardage, poutres, machines : dans un atelier, le métal est partout. Une borne fixée contre un objet métallique voit son signal déformé, au point de créer des zones mortes, prévient Cisco.

Les murs épais. Un mur de briques ou de béton freine bien plus le signal qu’une cloison en plâtre, et le béton, qui contient plus de métal, encore davantage (même source).

La hauteur et la distance. Plus une borne est posée haut, plus son signal arrive affaibli au sol. Dans un grand hangar, la distance fait le reste.

Ce que ça coûte au quotidien

Un Wi-Fi qui décroche se paie tous les jours :

  • les scanners et les terminaux perdent la connexion : le préparateur attend, recommence, ou note sur papier ce qu’il saisira plus tard ;
  • les téléphones qui appellent par le Wi-Fi peuvent couper au milieu d’une conversation avec un client (voir notre article sur la téléphonie VoIP) ;
  • les caméras reliées en Wi-Fi n’envoient plus leurs images, parfois au moment où l’on en aurait besoin ;
  • quelqu’un, souvent le patron, passe du temps à redémarrer du matériel au lieu de faire son métier.

Pourquoi un répéteur ou une seule grosse borne suffisent rarement

Le répéteur doit d’abord capter le Wi-Fi pour le répéter. Placé à l’entrée du dépôt, il répète un signal déjà faible.

Une seule grosse borne ne règle pas le problème des rayonnages. Posée au plafond au-dessus d’une allée, une borne couvre bien cette allée ; les allées voisines reçoivent un signal affaibli par les étagères. C’est pourquoi HPE Aruba recommande une borne par allée, parfois plus selon sa longueur ; une allée sur deux, en quinconce, peut suffire quand la marchandise laisse bien passer le signal. Et avec une seule borne, une panne prive tout le dépôt de Wi-Fi.

La borne la plus récente ne fait pas de miracle non plus. Elle ajoute une nouvelle bande de fréquences, le 6 GHz, qui porte moins loin que les bandes habituelles, au point qu’Ubiquiti, le fabricant d’UniFi, conseille de rapprocher les bornes. Seuls les appareils récents, qui gèrent aussi le dernier niveau de sécurité du Wi-Fi (WPA3), peuvent l’utiliser : un scanner plus ancien ne s’y connecte pas.

Ce qui marche dans un entrepôt ou un atelier

Mesurer sur place, rayonnages chargés

Tout commence par une mesure dans le bâtiment, là où l’équipe travaille, avec le stock en place. On regarde aussi ce qui est stocké, puisque la marchandise change la couverture, et on relève les modèles de terminaux : un vieux scanner impose parfois des réglages de compatibilité.

Des bornes reliées par câble, au-dessus des zones de travail

Plutôt qu’une grosse borne, plusieurs bornes reliées par câble, au-dessus des allées, de l’établi ou du quai. Leurs zones doivent se chevaucher, pour qu’un terminal puisse passer de l’une à l’autre sans décrocher. Quelques détails comptent :

  • le câble apporte aussi le courant : c’est le PoE, qui évite une prise électrique au plafond à côté de chaque borne (Ethernet Alliance) ;
  • 100 mètres au plus de câble réseau en cuivre entre le commutateur et la borne, cordons compris, selon les normes de câblage que rappelle Fluke Networks ;
  • pas contre le métal : la borne se fixe à distance des poutres et des rayonnages ;
  • sous un plafond très haut, au-delà d’environ 15 mètres, HPE Aruba conseille des bornes à antennes directionnelles, qui envoient le signal vers le bas.

Des bornes adaptées aux zones difficiles

Dans un entrepôt non chauffé, exposé aux fuites ou aux nids d’animaux sous la toiture, HPE Aruba conseille souvent des bornes prévues pour l’extérieur plutôt que des bornes de bureau : elles supportent mieux ces conditions et de plus grands écarts de température. Une chambre froide ajoute ses contraintes : parois isolées, portes étanches, condensation possible sur le matériel.

Pour la cour ou le quai, une borne extérieure, avec une boucle sur le câble pour que l’eau de pluie ne coule pas jusqu’aux connecteurs, comme le recommande Cisco.

Un passage fluide d’une borne à l’autre

C’est le terminal, pas la borne, qui décide quand changer de borne, d’après le signal qu’il reçoit (Apple) : le réseau peut l’y inciter, ou au pire le déconnecter quand son signal devient trop faible. Zebra, fabricant de terminaux d’entrepôt, recommande vivement d’activer l’itinérance rapide, ou 802.11r, qui accélère la reconnexion. Dans UniFi, elle s’active réseau par réseau, et Ubiquiti recommande fortement de l’activer (Ubiquiti). Mais un terminal ancien, dont le pilote ne connaît pas l’itinérance rapide, peut avoir du mal à se connecter à un réseau où elle est activée (Cisco) : d’où l’intérêt de tester avec vos propres terminaux.

Des réseaux séparés

L’équipe, les visiteurs, les caméras et les équipements : chacun son réseau. Un visiteur n’a rien à faire sur le même réseau que votre comptabilité. Si le réseau de l’équipe diffuse aussi en 6 GHz, les terminaux trop anciens pour le WPA3 ont leur propre réseau, sans 6 GHz, comme le conseille Ubiquiti.

Des bâtiments reliés entre eux

Bureau d’un côté, atelier ou hangar de l’autre : un câble réseau les relie jusqu’à 100 mètres, avec une protection contre la foudre à l’entrée du bâtiment, comme le recommande Cisco. Plus loin, on passe par la fibre optique ou par un pont radio : deux antennes qui se font face relient les bâtiments, sans tranchée à creuser. Vous aménagez un nouveau dépôt ? Faites passer les câbles pendant les travaux : notre article Déménagement d’entreprise donne le calendrier.

Romuald et son équipe mesurent la couverture sur place, lors de la visite, gratuite dans un rayon de 30 km autour d’Overijse. Nous posons ensuite des bornes UniFi reliées par câble, là où votre équipe travaille vraiment, et des bornes prévues pour l’extérieur si le site en a besoin. Le câblage est coordonné avec notre électricien partenaire. Nous séparons les réseaux, relions les bâtiments par câble ou par pont radio, et rangeons le réseau dans une armoire étiquetée. Les caméras sont posées par notre partenaire sécurité, et nous coordonnons l’ensemble.

Le prix se donne après la visite : il dépend du nombre de bornes, du câblage et de l’armoire. Vous avez la proposition détaillée, HTVA et TVAC, avant toute intervention. À la fin, on vous remet les plans et les accès, et quatre mois d’accompagnement sont compris ; la maintenance Sérénité peut ensuite prendre le relais. Tout est détaillé sur la page Réseau et Wi-Fi.

En résumé

  • Rayonnages chargés, métal, murs épais, hauteur et distance affaiblissent le Wi-Fi parti du bureau.
  • Un répéteur répète un signal déjà faible ; une seule grosse borne laisse des allées mal couvertes, sans secours en cas de panne.
  • Ce qui marche : une mesure sur place, des bornes reliées par câble au-dessus des zones de travail, des bornes prévues pour l’extérieur là où il le faut.
  • L’itinérance rapide aide les terminaux à changer de borne ; des réseaux séparés gardent chacun chez soi.
  • Au-delà de 100 mètres de câble, les bâtiments se relient par fibre ou par pont radio.

Votre Wi-Fi s’arrête à la porte du dépôt ? L’appel de cadrage est gratuit : trente minutes pour faire le point sur votre réseau.

Portrait de Romuald, fondateur de SateLink, en t-shirt SateLink
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