Aller au contenu
Tous les articles

Surveiller le réseau de l’entreprise : alertes, tableau de bord, qui reçoit quoi

En bref

Choisissez quelques alertes qui demandent une action : Internet coupé, bascule sur le lien de secours, appareil hors ligne, alimentation PoE insuffisante, menace bloquée. Envoyez chacune à une personne qui sait quoi en faire, pas à toute l’équipe. Sur UniFi, l’Alarm Manager envoie des notifications, des e-mails ou des webhooks, avec horaires et filtres.

Un lundi matin, un employé passe la tête dans votre bureau : « Internet ne marche plus. » Vous découvrez la panne en même temps que tout le monde, sans savoir depuis quand elle dure ni d’où elle vient. Pourtant, le matériel réseau sait souvent qu’il y a un problème bien avant qu’on vienne vous le dire. Encore faut-il qu’il prévienne quelqu’un.

Que peut-on surveiller sur un réseau d’entreprise ?

Un réseau récent enregistre en continu ce qui lui arrive. Sur le matériel UniFi, Ubiquiti range ces événements en cinq familles dans ses journaux système :

  • Internet : coupure, bascule sur la connexion de secours, latence élevée, pertes de paquets ;
  • alimentation : puissance PoE insuffisante sur un commutateur, borne Wi-Fi mal alimentée ;
  • sécurité : menace détectée et bloquée, trafic arrêté par le pare-feu ;
  • système : appareil hors ligne, réglages modifiés par un administrateur, VPN déconnecté ;
  • suivi des appareils : connexions et déconnexions sur le Wi-Fi et sur le câble.

Tout cela n’a pas besoin d’arriver dans votre poche. L’enjeu est de choisir ce qui mérite une alerte, et qui la reçoit. La surveillance fait partie d’un ensemble plus large, décrit dans notre guide de la maintenance du réseau d’entreprise.

Quelles alertes régler en priorité ?

Une bonne alerte demande une action. Si personne ne sait quoi faire en la recevant, c’est du bruit. Pour une PME, cinq alertes couvrent l’essentiel :

Alerte Ce qu’elle dit Ce qu’on fait
Connexion Internet coupée La ligne principale ne répond plus Appeler l’opérateur, vérifier que le secours a pris le relais
Bascule sur le lien de secours Le relais travaille à la place de la ligne principale Surveiller la consommation du secours, faire réparer la ligne
Appareil hors ligne Une borne, un commutateur ou une caméra ne répond plus Vérifier le câble, l’alimentation, l’appareil
Alimentation PoE insuffisante Le commutateur ne peut plus alimenter tout ce qui y est branché Répartir les appareils ou changer de commutateur
Menace détectée La passerelle a bloqué un trafic suspect Regarder quel appareil est en cause

La bascule sur le secours mérite une attention particulière. Quand le relais fonctionne bien, personne ne remarque rien au bureau. C’est justement pour cela qu’il faut le savoir : la ligne principale est en panne, et vous n’avez plus de relais si le secours tombe à son tour. Pour vérifier que ce relais fonctionne vraiment, voyez Tester son lien de secours.

Comment les alertes arrivent-elles ?

Sur une installation UniFi, c’est l’Alarm Manager qui s’en charge, depuis la version 9.3 de UniFi Network. Chaque alarme se règle en trois parties :

  1. le déclencheur : l’événement qui la lance, par exemple une connexion Internet coupée ;
  2. la portée : les appareils, les réseaux ou l’ensemble du site concernés ;
  3. l’action : une notification sur le téléphone, un e-mail, ou un webhook, c’est-à-dire un message envoyé automatiquement à un autre outil, comme une messagerie d’équipe ou un logiciel de tickets.

Les notifications sur téléphone sont activées par défaut pour chaque destinataire ; l’e-mail s’active à part, personne par personne.

Qui doit recevoir quoi ?

C’est la question que l’on oublie. Envoyer toutes les alertes à toute l’équipe, c’est le plus sûr moyen que plus personne ne les lise. Une répartition simple :

  • le gérant ou le responsable du site : la coupure Internet et la bascule sur le secours, parce qu’elles touchent toute l’activité ;
  • celui qui gère le réseau, en interne ou chez votre prestataire : toutes les alertes techniques, appareils hors ligne, alimentation, sécurité ;
  • personne d’autre, sauf un besoin précis : le responsable de l’entrepôt pour la borne de l’entrepôt, par exemple.

Ubiquiti donne lui-même quelques bonnes pratiques pour éviter le trop-plein :

  • viser des appareils précis plutôt que « tout », sauf nécessité ;
  • combiner l’alerte avec un horaire, par exemple seulement en dehors des heures de bureau ;
  • activer l’option qui ignore les actions répétées ;
  • éviter les alarmes qui se recoupent : elles fonctionnent indépendamment et peuvent envoyer la même alerte deux fois.

Un tableau de bord, pour quoi faire ?

Les alertes disent ce qui vient de casser. Le tableau de bord montre ce qui se dégrade lentement. Dans UniFi Site Manager, l’interface de gestion à distance, Ubiquiti propose une vue de la qualité de la connexion Internet (latence, pertes de paquets, disponibilité) pour tous les sites, et le lancement des mises à jour de tous les sites depuis un seul endroit.

Un coup d’œil régulier répond à des questions utiles : la ligne coupe-t-elle un peu chaque nuit ? La latence monte-t-elle aux mêmes heures ? Une borne perd-elle ses appareils plus souvent que les autres ? C’est rarement visible au jour le jour, et souvent évident sur un mois.

Et les traces, à quoi servent-elles ?

Les journaux gardent l’historique : qui a changé un réglage, quand une borne est tombée, ce que le pare-feu a bloqué. Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif public français d’assistance aux victimes, recommande une journalisation systématique de tous les accès, avec une durée de conservation suffisamment longue : après une attaque, c’est souvent le seul moyen de comprendre comment elle s’est produite.

Sur UniFi, les journaux peuvent être exportés vers un serveur de journaux externe, pour les garder plus longtemps, précise Ubiquiti. Pour une PME, l’essentiel est de savoir qu’ils existent, et de demander à celui qui gère le réseau où ils sont.

Les pièges à éviter

  • Des alertes envoyées à une adresse que personne ne lit, souvent celle de l’ancien prestataire ou d’un employé parti.
  • Trop d’alertes, et plus aucune n’est lue.
  • Aucune alerte sur la bascule, et l’on découvre la panne de la ligne principale le jour où le secours tombe aussi.
  • Une surveillance sans personne derrière : une alerte reçue un samedi ne sert que si quelqu’un peut agir.

Avec la maintenance Sérénité, votre réseau est supervisé à distance : on repère souvent un problème avant qu’il ne vous gêne. L’assistance répond 7 jours sur 7, de 8 h à 20 h, les mises à jour critiques sont appliquées, et la documentation est tenue à jour.

Romuald et son équipe posent le réseau et le Wi-Fi sur du matériel UniFi. SateLink Solution est une entreprise indépendante, qui pose et configure ce matériel sans appartenir à ces sociétés. Si personne ne s’occupe du réseau chez vous aujourd’hui, lisez aussi Pas de service informatique : qui appeler quand le réseau de l’entreprise tombe ?

En résumé

  • Quelques alertes qui demandent une action : coupure Internet, bascule sur le secours, appareil hors ligne, alimentation PoE, menace détectée.
  • Chaque alerte va à une personne qui sait quoi en faire.
  • Le tableau de bord montre ce qui se dégrade lentement ; les journaux gardent l’historique.
  • Une alerte n’a de valeur que si quelqu’un est là pour agir.

Vous voulez savoir avant vos employés que le réseau a un problème ? L’appel de cadrage est gratuit : trente minutes pour choisir ensemble les alertes à mettre en place.

Portrait de Romuald, fondateur de SateLink, en t-shirt SateLink

Romuald, IT & digital partner, by your side.

Appel de cadrage

Vous apprenez les pannes du réseau par vos employés ?

Trente minutes, gratuites, en visio ou par téléphone avec Romuald : on regarde les alertes à mettre en place chez vous et qui doit les recevoir, et on vous dit ce que Sérénité surveillerait.

Réserver un appelou appelez le 02 601 06 78

Vous choisissez votre créneau dans l’agenda de Romuald. Sans engagement.

Vous êtes un particulier ? Starlink et Wi-Fi pour la maison