Audit Wi-Fi d’entreprise : ce qu’on mesure, et ce que vous recevez
En bref
Un audit Wi-Fi mesure sur place la force du signal aux postes de travail, le bruit et les interférences, l’occupation des canaux et le nombre d’appareils par zone. Il se fait sur le plan des locaux, en pensant aux appareils les plus faibles. Il débouche sur une proposition : combien de bornes, où, et quel câblage.
Le Wi-Fi « passe » dans les bureaux, mais la visio saccade dans la salle du fond, le terminal décroche près du quai, et personne ne sait vraiment pourquoi. On a déjà ajouté une borne, changé la box, redémarré dix fois. Avant d’acheter encore du matériel, il y a une étape que beaucoup de PME sautent : mesurer. C’est ce qu’on appelle un audit Wi-Fi, ou un relevé de couverture.
Un audit Wi-Fi, c’est quoi exactement ?
C’est une mesure du Wi-Fi dans votre bâtiment, à l’endroit où l’on travaille. Le guide radio de Cisco le définit simplement : le relevé de site consiste à tester physiquement la zone couverte par le Wi-Fi. On ne déduit pas la couverture d’un plan ou de la fiche d’une borne : on va voir, pièce par pièce.
Un audit répond à trois questions : le signal arrive-t-il assez fort là où l’on en a besoin, qu’est-ce qui le gêne, et le réseau tient-il le nombre de personnes et d’appareils qui s’y connectent ? C’est la base de tout ce qui suit dans notre guide du Wi-Fi professionnel.
Qu’est-ce qu’on mesure ?
La force du signal, aux postes de travail
Le signal se mesure en dBm, avec des nombres négatifs : plus on est proche de zéro, plus il est fort. Cisco indique que -66 dBm est souvent utilisé comme valeur de référence pour relever la couverture. La documentation de Meraki décrit une approche classique pour un réseau qui doit aussi porter la téléphonie : des limites de zone autour de -67 dBm, et un rapport signal sur bruit d’au moins 25 dB.
Ces chiffres n’ont pas à vous parler. Ce qui compte : la mesure se fait aux bureaux, dans la salle de réunion, à l’atelier, et pas seulement à côté de la box.
Le bruit et les interférences
Un signal fort ne suffit pas s’il est noyé dans le bruit. On regarde donc ce qui occupe déjà les ondes : le Wi-Fi des voisins, les autres bornes de vos locaux, et les appareils qui ne sont pas du Wi-Fi mais émettent sur les mêmes fréquences. Meraki recommande d’ajouter au relevé une analyse du spectre, pour repérer les sources d’interférences et y remédier (conception à haute densité).
L’occupation des canaux
Deux bornes voisines sur le même canal se gênent. Cisco recommande que les zones de deux bornes se chevauchent légèrement, et si possible sans partager le même canal. L’audit relève quels canaux sont pris, par qui, et à quel point ils sont chargés.
Le nombre d’appareils, zone par zone
Une couverture parfaite ne sert à rien si vingt personnes en visio se partagent une seule borne. Meraki rappelle que le Wi-Fi est « half-duplex » : un seul appareil parle à la fois, les autres attendent leur tour. Avant le relevé, il recommande donc de connaître les applications utilisées, les types d’appareils, les zones à couvrir et le nombre d’appareils connectés en même temps dans chaque zone. Nous le détaillons dans Open space et grands bâtiments.
Les appareils les plus faibles
Un ordinateur récent capte mieux qu’un vieux scanner ou qu’un téléphone fixe en Wi-Fi. Meraki conseille de mesurer pour les « pires » appareils, ceux qui captent le moins bien, pour que tout le monde ait une connexion correcte une fois le réseau en service.
Les trois façons de relever un Wi-Fi
| Méthode | Comment | Ce qu’elle vaut |
|---|---|---|
| Sur plan (prédictive) | Un logiciel simule la couverture d’après le plan et les murs | Utile pour une première idée, ou pour un bâtiment pas encore construit |
| Passive | On écoute les signaux reçus, en marchant dans les locaux | Montre la couverture réelle et les voisins |
| Active | On se connecte et on échange des données, pièce par pièce | Montre aussi le débit réellement obtenu |
Meraki cite ces trois approches, et précise qu’un relevé actif permet de connaître le débit obtenu en plus de la portée. Il recommande aussi de faire le relevé avec le même modèle de borne que celui qui sera posé, et loin du métal ou des murs en béton, qui affaiblissent fortement le signal. Pour un bâtiment existant, rien ne remplace la mesure sur place : un plan ne dit pas qu’une armoire métallique a été posée contre la cloison.
Sur quoi s’appuie la mesure ?
Sur le plan de vos locaux. Meraki conseille de l’avoir sous la main pendant le relevé, pour y noter les niveaux de signal, les débits et les sources d’interférences. C’est pourquoi on en parle dès le premier appel : un plan d’évacuation ou un croquis coté suffit pour commencer.
On note aussi les matériaux. Cisco cite des pertes typiques de 10 dB pour un mur de briques, 12 dB pour le béton, qui contient plus de métal, et 3 dB pour une cloison en plâtre. Deux bureaux de même surface peuvent donc demander un nombre de bornes très différent, comme l’explique notre article Wi-Fi de bureau : combien de bornes.
Ce que vous recevez
L’audit n’est pas une fin en soi : il sert à décider. Chez SateLink Solution, la mesure de couverture se fait pendant la visite sur place, et elle débouche sur une proposition détaillée, présentée en rendez-vous, avant toute intervention. Elle reprend ce que la mesure a décidé : le nombre de bornes, le câblage et l’armoire réseau. Le prix est donné HTVA, après cette visite, puisqu’il dépend de ces trois postes.
Après la pose, on vous remet les plans et les accès de l’installation, pour qu’elle ne tienne pas dans la tête d’une seule personne. Et le réseau continue de se mesurer : dans la console UniFi, la force du signal de chaque appareil se lit depuis l’écran de couverture ou la fiche de l’appareil, et chaque borne peut balayer les canaux pour repérer les interférences (Ubiquiti). SateLink Solution est une entreprise indépendante, qui pose et configure ce matériel sans appartenir à ces sociétés.
Quand faut-il faire mesurer son Wi-Fi ?
- Avant d’acheter des bornes, surtout si l’on pense « plus puissant » plutôt que « mieux placé ».
- Avant un déménagement ou des travaux, pour câbler les bornes au bon endroit avant de fermer les plafonds.
- Quand l’équipe grandit : un Wi-Fi prévu pour dix personnes peut saturer à vingt.
- Quand les plaintes se concentrent sur une zone, une heure ou un type d’appareil.
Avant d’appeler, un test simple aide à trier : un test de débit par câble, branché sur la box, puis en Wi-Fi à l’endroit qui pose problème. Si le débit est bon par câble et mauvais en Wi-Fi, c’est le Wi-Fi interne qui limite, et l’audit a tout son sens.
Ce que fait SateLink
Romuald et son équipe mesurent la couverture sur place, lors de la visite, gratuite dans un rayon de 30 km autour d’Overijse. Nous partons du plan de vos locaux et des zones qui posent problème, puis nous proposons des bornes UniFi reliées par câble, là où votre équipe travaille, avec des réseaux séparés pour l’équipe, les visiteurs et les équipements. Le câblage est coordonné avec notre électricien partenaire. Tout ce que comprend une installation est sur la page Réseau et Wi-Fi.
En résumé
- Un audit Wi-Fi mesure le Wi-Fi sur place, aux postes de travail, plutôt que de le supposer depuis un plan.
- On relève la force du signal, le bruit et les interférences, l’occupation des canaux et le nombre d’appareils par zone.
- La mesure se fait pour les appareils les plus faibles, sur le plan des locaux, en notant les matériaux.
- Chez SateLink, elle a lieu pendant la visite et débouche sur une proposition détaillée HTVA : bornes, câblage, armoire.
L’appel de cadrage est gratuit : trente minutes pour parcourir le plan de vos locaux et repérer les zones où votre Wi-Fi faiblit.
